UNE FAUCHEUSE ANDAINEUSE POUR DIVERSIFIER LES CULTURES : L’EXEMPLE DE LA CUMA ENSILAGE DU MEDOC
L’EXEMPLE DE LA CUMA ENSILAGE DU MEDOC (33)
Publié le 16 octobre 2024
Publié le
Face aux défis climatiques et économiques, les fédérations de Cuma s’affirment comme des piliers de l’accompagnement technique. En organisant des journées de démonstration et d'échanges, elles offrent aux agriculteurs les clés pour régénérer leurs sols, sécuriser leurs récoltes et réduire leurs charges.
La fédération des Cuma de la Haute-Vienne et le Lycée agricole La Fay ont organisé une journée technique intitulée : « Produire sans nuire, une remise en question pour notre avenir ». Au cœur des débats : la couverture végétale et la réduction du travail du sol, des leviers cruciaux pour la résilience des fermes.
Pour passer de la théorie à la pratique, les fédérations s’appuient sur des experts comme Aubin Lafon, ingénieur conseil et développement, qui accompagne des groupes dans tout le Sud-Ouest. Son rôle ? Aider les céréaliers, éleveurs ou viticulteurs à concilier deux impératifs : la rentabilité économique et la fertilité des sols.
« Ce sont les deux principales motivations des agriculteurs face au changement des pratiques », explique l’expert. Mais au-delà de l’exploitation, c’est aussi une réponse aux attentes sociétales sur la gestion de l’eau, la réduction des phyto et la captation du carbone.
L’un des moments forts de cette journée a été la comparaison de stratégies d’implantation de méteils (mélanges de céréales et légumineuses). Dans un contexte pédoclimatique difficile, marqué par de faibles précipitations estivales, les résultats sont sans appel : le non-travail du sol (semis direct) fait la différence.
Aubin Lafon souligne un avantage majeur : la conservation de l’humidité. « En semis direct, on a conservé l’humidité résiduelle post-moisson, alors que le travail superficiel a eu tendance à évaporer ces précieux millimètres ». Résultat : une levée beaucoup plus homogène et moins de concurrence de la part des adventices (mauvaises herbes), car la ligne de semis est moins perturbée.

L’accompagnement des fédérations de Cuma et les journées techniques permettent de démontrer que couvrir le sol entre deux cultures n’est pas une contrainte, mais un investissement pour l’avenir. Les bénéfices cités par les experts sont nombreux :




À travers ces journées techniques, les fédérations de Cuma ne se contentent pas de mettre à disposition du matériel ; elles créent un véritable « bouillon de culture » intellectuel. En permettant aux agriculteurs de tester, de comparer et d’échanger sur leurs échecs comme sur leurs réussites, elles sécurisent la transition vers des systèmes plus robustes.
Comme le conclut Aubin Lafon, l’enjeu est de protéger ce qui se trouve sous nos pieds pour garantir ce qui poussera demain. Une mission que le réseau Cuma porte fièrement au cœur des territoires.
L’EXEMPLE DE LA CUMA ENSILAGE DU MEDOC (33)
Publié le 16 octobre 2024